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Préavis de grève mercredi 1er septembre

Posté par André NAZAC, le Dimanche 29 Août 2004

 

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Déclaration solennelle

Le 24 août 2004 le Ministre de la santé Ph Douste Blazy déclarait publiquement que la gravité de la crise de la chirurgie justifiait l’urgence d’un plan concernant la chirurgie publique et la chirurgie privée. Or après avoir signé un accord avec les seuls chirurgiens libéraux, l’hôpital ne fait à ce jour l’objet d’aucune proposition officielle.

Pourtant alors que les raisons de la crise sont bien identifiées, chacun s’accorde pour reconnaître que ce plan hospitalier est justifié par des impératifs de santé publique. L’hôpital se doit d’être un lieu de pratiques d’excellence. Il est le centre de la formation de tous les futurs chirurgiens. Il assure la permanence chirurgicale et doit assurer l’accès égal à la qualité des actes chirurgicaux.

Les mesures actuelles du Ministre limitées au secteur privé ne feront qu’aggraver la fuite des compétences et les ruptures déjà constatées.

Rassemblés dans « Chirurgie Hôpital France » les actuels et futurs chirurgiens hospitaliers ont présentés au Ministre 4 types de mesures :

- actions pour valoriser le métier de chirurgien au cours de la formation du 2ième et 3ème cycles des études médicales (intégration de nouvelles formes de validation des compétences, évaluation des services au sein du cursus de formation et conditions pour renouer avec la nécessité du compagnonnage indispensable à l’acquisition des compétences)

- actions sur la réorganisation et l’équipement des plateaux techniques et des blocs opératoires. Il s’agit notamment de disposer d’équipes opératoires de tailles suffisantes dans une nouvelle organisation territoriale.
Ces propositions pourtant formulées par « Chirurgie Hôpital France » ont servi de légitimité au volet libéral des propositions du Ministre

- action sur la reconnaissance de la permanence des soins. Car de nombreuses gardes notamment d’internes et de chirurgiens ont été transformées en astreintes n’imposant pas la réalisation d’un repos de sécurité et ne justifiant pas le paiement de plages additionnelles. La négociation sur les gardes et astreintes doit s’ouvrir dans les meilleurs délais.

- enfin les chirurgiens disposent d’un statut de Praticien Hospitalier unique. Ce socle commun à tous ceux qui constituent les inséparables maillons de l’équipe hospitalière et de l’équipe opératoire ne doit pas être remis en cause. Datant de 1983 toutes les organisations représentatives demandent cependant l’ouverture d’une négociation pour en améliorer les conditions. Mais au-delà de ce statut il est attendu que soient reconnus de façon contractuelle la qualité et la spécificité des actes qui ne peuvent pas être délégués. La crise de la chirurgie impose une mesure immédiate spécifique mais d’autres spécialités doivent pouvoir accéder à ces valences contractuelles.

Les plans « urgences », « périnatalité » ou « cancer » qui ont comportés des mesures statutaires spécifiques ont été et sont légitimes et soutenus par tous. La profonde crise des vocations en chirurgie et la fuite des chirurgiens vers le secteur libéral imposent aujourd’hui des mesures fortes et coordonnées.

La chirurgie hospitalière est en danger. Pour exiger le respect de l’engagement de signature concernant les actions de renouveau pour la chirurgie hospitalière les Chirurgiens des Hôpitaux, les Internes et les Chefs de clinique feront grève et manifesteront à partir du 1er septembre 2004.

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